Vallée d'Ossau - Gorges du Bitet : 944 m. - Lac d'Isabe : 1925 m. - Point : 2019 m. Niveaux:
Lac aux grenouilles
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Départ avec Ludovic pour la vallée d'Ossau, le pic de Peyreget étant l'objectif. Hélas après le Caillou de Socques la route est fermée. Nous apprendrons par la suite que d'énormes rochers se sont décrochés des versants Est.
Nous tentons la piste des gorges du Bitet et nous nous garons avant le pont. La température est douce, le soleil illumine le ciel bleu. Il est 9 h 50, nous suivons une piste au sud-ouest qui arrive près d'une conduite forcée, proche de la cabane de Raziès. Le sentier vire au nord-ouest, traversant un torrent. Le passage sur les rochers est en équilibre précaire.
Le sentier monte dans le bois du Bitet composé de sapins, de hêtres, de peupliers, etc. Par endroit l'épaisseur des frondaisons garde la fraîcheur ce qui remplit de mousse rochers et troncs d'arbres. Un court arrêt pour se ravitailler avant d'entamer une ascension très raide.
A la sortie du bois, après Québot d'Isabe nous contemplons la haute cascade d'Isabe. Par la suite le sentier se faufile dans des blocs rocheux et des petits arbustes, pour affronter un long névé très pentu de plusieurs centaines de mètres. Ce n'était pas prévu ! Sans piolet, ni bâtons pour Ludovic l'hésitation nous gagne. Par chance la neige est suffisamment molle et nos pas s'enfoncent assurant un déplacement moins exposé.
En zigzagant puis en restant au bord du névé le long du pierrier nous progressons. Il est possible par la suite de gravir le pierrier et de quitter le névé. Quelques rochers sont à franchir puis un pas délicat. Ainsi nous parvenons près d'une mare et à 12 h 55, au-dessus du lac d'Isabe.
Nous descendons sur ses berges. Le vaste lac est recouvert de glace. Une haute cascade jette ses eaux dans l'immense réservoir. Celui-ci est bordé par le pic de la Ténèbre, le pic d'Isabe, le pic de Sesques ou Escarput, la crête de Sesques.
Deux jeunes randonneuses, avec un chien s'installent plus haut. Alors que nous déjeunons une grosse grenouille sort du lac, grimpe sur le bord, puis par bonds continue son ascension. C'est surprenant ! Puis c'est deux autres grenouilles que nous remarquons dans l'herbe, semblant se sécher au soleil.
Des nuages brouillent le bleu du ciel. Il est 14 h, nous redescendons. Le névé est abordé plus facilement en reprenant nos traces. Ensuite nous filons dans le pierrier. Ce n'est que plus loin que nous finissons par récupérer le sentier avant d'entrer dans le bois.
Même raide, la descente dans la forêt est moins risquée que le névé. Le rythme est toujours aussi rapide et les jambes fatiguent. Nous retraversons les torrents, Ludovic pieds nus malgré l'eau gelée. Le terrain s'adoucit. Un autre ruisseau est à traverser, plus facilement. La conduite forcée dépassée, le sentier tombe sur la piste du départ.
La randonnée improvisée fut une belle redécouverte, dix ans après !